Après avoir choisi son hyperviseur, présenté dans notre pilier serveurs — système & virtualisation, reste à installer et dimensionner concrètement l'environnement. Cette page détaille cette étape technique.
Migrer et installer un environnement de virtualisation (P2V)
P2V, dimensionnement CPU/RAM/stockage, SAN ou NAS : installer et configurer un premier environnement de virtualisation en entreprise.
Migrer un serveur physique vers une machine virtuelle (P2V)
Migrer un serveur physique existant vers une machine virtuelle (P2V) consiste à convertir l'intégralité du système en cours de fonctionnement en une image virtuelle exploitable par un hyperviseur, une opération réalisée par des outils dédiés qui limitent l'interruption de service. Migrer une VM d'un hyperviseur à un autre (V2V) suit une logique similaire, avec une attention particulière portée à la compatibilité des pilotes et formats entre les deux plateformes.
Installer et configurer son premier environnement de virtualisation
Installer un premier serveur de virtualisation suppose de préparer le matériel hôte, d'installer l'hyperviseur, puis de créer les premières machines virtuelles selon les besoins identifiés. Le contrôleur de domaine (Active Directory), pièce centrale de l'annuaire d'entreprise, est généralement l'un des premiers services à virtualiser, une pratique désormais standard qui facilite sa sauvegarde et sa reprise après panne.
Dimensionner un hôte de virtualisation (CPU, RAM, stockage)
Dimensionner un hôte de virtualisation suppose d'additionner les besoins de chaque machine virtuelle prévue, avec une marge pour les évolutions futures et pour éviter la surallocation (overcommit) excessive de ressources, qui dégrade les performances de l'ensemble des VM si elle est poussée trop loin. Le vMotion (ou équivalent selon l'hyperviseur) permet de migrer une VM en cours de fonctionnement d'un serveur physique à un autre sans interruption, une fonctionnalité précieuse pour la maintenance planifiée sans coupure de service.
Répartir la charge et éviter la saturation des ressources
Le volume de stockage à prévoir dépend du nombre et de la taille des machines virtuelles envisagées, avec une marge substantielle pour la croissance des données dans le temps. Le stockage partagé (SAN, NAS), accessible simultanément par plusieurs serveurs physiques, devient utile dès qu'on souhaite mettre en place un cluster de haute disponibilité ou faciliter la migration de VM entre plusieurs hôtes sans dépendre du stockage local de chaque serveur.
Voir aussi
Cette page complète le pilier serveurs — système & virtualisation. Voir aussi la gestion des identités et des accès pour le contrôleur de domaine, et la supervision informatique de l'environnement virtualisé.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un contrôleur de domaine (Active Directory) et faut-il le virtualiser ?
C'est le service qui centralise l'annuaire des comptes et des règles de sécurité de l'entreprise ; le virtualiser est aujourd'hui une pratique standard qui facilite sa sauvegarde et sa reprise après panne.
Qu'est-ce que la surallocation (overcommit) de ressources et quels sont ses risques ?
C'est allouer plus de ressources virtuelles que la capacité physique réelle du serveur hôte, un dépassement excessif dégradant les performances de l'ensemble des machines virtuelles hébergées.
Qu'est-ce que le vMotion (ou équivalent) et pourquoi permet-il de migrer une VM sans interruption ?
C'est une fonctionnalité qui migre une machine virtuelle en fonctionnement d'un serveur physique à un autre sans interruption, précieuse pour la maintenance planifiée sans coupure de service.
Qu'est-ce que le stockage partagé (SAN, NAS) et pourquoi est-il utile en virtualisation ?
C'est un stockage accessible simultanément par plusieurs serveurs physiques, utile pour mettre en place un cluster de haute disponibilité ou faciliter la migration de VM entre plusieurs hôtes.