La messagerie reste le principal vecteur d'attaque, un sujet évoqué dans notre pilier messagerie & outils collaboratifs. Cette page se concentre sur les protections techniques ; pour les réflexes humains face au phishing, voir notre page phishing et ingénierie sociale.
Sécurité de la messagerie professionnelle
SPF, DKIM, DMARC et réaction en cas de compte piraté : les protections techniques qui sécurisent la messagerie de votre entreprise.
Sécuriser sa messagerie contre le phishing et le spam
Sécuriser sa messagerie contre le phishing et le spam combine un filtrage technique efficace, fourni nativement par la plupart des suites de messagerie professionnelles modernes, et des protocoles d'authentification qui protègent le nom de domaine de l'entreprise contre l'usurpation par des tiers malveillants. Ces protections techniques, bien que puissantes, ne remplacent jamais totalement la vigilance humaine face à un email suffisamment sophistiqué pour les contourner.
Configurer SPF, DKIM et DMARC
SPF (Sender Policy Framework) déclare quels serveurs sont autorisés à envoyer des emails au nom du domaine de l'entreprise, empêchant un tiers d'usurper facilement cette identité. DKIM (DomainKeys Identified Mail) ajoute une signature cryptographique à chaque email envoyé, permettant au destinataire de vérifier qu'il n'a pas été altéré en chemin. DMARC (Domain-based Message Authentication) s'appuie sur ces deux mécanismes pour définir la politique à appliquer aux emails qui échouent ces vérifications (les rejeter, les mettre en quarantaine, ou simplement les signaler). Ces trois protocoles, configurés ensemble au niveau du nom de domaine de l'entreprise, réduisent fortement le risque que des emails frauduleux se faisant passer pour l'entreprise atteignent leurs destinataires.
Que faire en cas de compromission d'un compte
Si un compte de messagerie professionnel a été piraté, la priorité est de changer immédiatement le mot de passe, de vérifier et révoquer les sessions actives suspectes, et d'activer l'authentification multifacteur si ce n'était pas déjà fait. Détecter une compromission avant qu'elle ne cause des dégâts (fraude, exfiltration de données) passe par la surveillance de signaux comme des règles de transfert automatique créées à l'insu de l'utilisateur, une activité de connexion inhabituelle, ou des messages envoyés que l'utilisateur ne reconnaît pas avoir rédigés.
Chiffrer les emails sensibles
Chiffrer des emails contenant des informations sensibles ou confidentielles protège leur contenu même en cas d'interception, une fonctionnalité de plus en plus intégrée nativement aux suites de messagerie professionnelles modernes. Restreindre l'accès à la messagerie professionnelle en dehors du réseau de l'entreprise, ou à défaut l'imposer via une authentification renforcée, limite l'exposition en cas de connexion depuis un appareil ou un réseau non maîtrisé.
Voir aussi
Cette page complète le pilier messagerie & outils collaboratifs. Voir aussi le phishing et l'ingénierie sociale, et la conformité RGPD pour les données échangées par email.
Questions fréquentes
Comment configurer les protocoles SPF, DKIM et DMARC pour protéger son domaine email ?
Ces trois protocoles, configurés ensemble au niveau du nom de domaine de l'entreprise, déclarent les serveurs autorisés, signent cryptographiquement les emails et définissent la politique à appliquer aux échecs de vérification.
Que faire si un compte de messagerie professionnel a été piraté ?
Changer immédiatement le mot de passe, vérifier et révoquer les sessions actives suspectes, et activer l'authentification multifacteur si ce n'était pas déjà fait.
Comment détecter une compromission de messagerie avant qu'elle ne cause des dégâts (fraude, exfiltration) ?
En surveillant les règles de transfert automatique créées à l'insu de l'utilisateur, l'activité de connexion inhabituelle, ou des messages envoyés que l'utilisateur ne reconnaît pas avoir rédigés.
Faut-il restreindre l'accès à la messagerie professionnelle en dehors du réseau de l'entreprise ?
C'est recommandé, ou à défaut imposer une authentification renforcée, pour limiter l'exposition en cas de connexion depuis un appareil ou un réseau non maîtrisé par l'entreprise.