Les assureurs conditionnent de plus en plus leur couverture à un niveau de sécurité minimal, un point déjà évoqué dans notre pilier assurance & gestion des cyber-risques. Cette page en détaille précisément les exigences.
Prérequis techniques exigés par les assureurs cyber
MFA, sauvegarde robuste, audit préalable : le socle de sécurité que les assureurs exigent avant d'accepter de couvrir votre entreprise.
Les prérequis techniques exigés par les assureurs pour couvrir le risque cyber
Face à la multiplication des sinistres, les assureurs exigent désormais un niveau minimal de protection avant même d'accepter d'assurer une entreprise, transformant progressivement la cyber-assurance en un levier indirect d'amélioration de la sécurité des PME.
Antivirus, pare-feu, MFA : le socle de sécurité minimal attendu
Un antivirus et un pare-feu ne suffisent généralement plus, seuls, à être éligible à une assurance cyber-risques : les assureurs attendent désormais une protection plus complète. L'authentification multifacteur est systématiquement exigée par la plupart des assureurs cyber sur les accès sensibles (messagerie, VPN, comptes administrateurs), devenue un prérequis quasi universel plutôt qu'une option. Une politique de sauvegarde robuste, isolée et testée, constitue également un prérequis quasi systématique pour souscrire une cyber-assurance sérieuse.
L'audit de sécurité préalable à la souscription
Un audit de sécurité préalable facilite la souscription en démontrant objectivement à l'assureur le niveau de protection réel de l'entreprise, plutôt qu'une simple déclaration sur l'honneur dont l'exactitude pourrait être remise en cause en cas de sinistre.
Prouver et maintenir sa conformité aux exigences de l'assureur
Prouver à un assureur que l'entreprise respecte les prérequis de sécurité exigés passe par la documentation des mesures en place, parfois complétée par un audit indépendant. Si l'entreprise ne respecte plus ces prérequis en cours de contrat, elle s'expose à un refus ou une réduction d'indemnisation le jour d'un sinistre, ce qui impose un maintien continu du niveau de sécurité déclaré, pas seulement au moment de la souscription initiale.
Comment la maturité cybersécurité influence le montant de la prime
Le niveau de maturité cybersécurité de l'entreprise influence directement le montant de la prime d'assurance : plus les mesures de protection sont robustes et documentées, plus les conditions tarifaires proposées par l'assureur tendent à être favorables, une entreprise mal protégée se voyant proposer des primes plus élevées ou un refus pur et simple de couverture.
Voir aussi
Cette page complète le pilier assurance & gestion des cyber-risques. Voir aussi le pilier sécurité informatique et la sauvegarde et continuité d'activité.
Questions fréquentes
Un antivirus et un pare-feu suffisent-ils pour être éligible à une assurance cyber-risques ?
Non, ces protections de base ne suffisent généralement plus seules ; les assureurs attendent aujourd'hui une protection plus complète incluant MFA et sauvegarde robuste.
L'authentification multifacteur est-elle systématiquement exigée par les assureurs cyber ?
Oui, sur les accès sensibles comme la messagerie, le VPN ou les comptes administrateurs, elle est devenue un prérequis quasi universel plutôt qu'une simple option.
Que se passe-t-il si l'entreprise ne respecte plus les prérequis de sécurité en cours de contrat ?
Elle s'expose à un refus ou une réduction d'indemnisation le jour d'un sinistre, ce qui impose un maintien continu du niveau de sécurité déclaré, pas seulement à la souscription.
Comment le niveau de maturité cybersécurité influence-t-il le montant de la prime d'assurance ?
Plus les mesures de protection sont robustes et documentées, plus les conditions tarifaires tendent à être favorables ; une entreprise mal protégée se voit proposer des primes plus élevées.