Déclarer un sinistre, déjà évoqué dans notre pilier assurance & gestion des cyber-risques, mérite d'être détaillé pour ne pas perdre de temps précieux au moment critique. Cette page détaille la procédure et les cas particuliers.
Déclarer un sinistre cyber à son assureur
Délais de déclaration, experts mobilisés, calcul de l'indemnisation : ce qui se passe concrètement une fois le sinistre déclaré.
Déclarer un sinistre cyber à son assureur dans les meilleurs délais
Déclarer un sinistre cyber dans les meilleurs délais, généralement encadré par un délai contractuel court, conditionne la qualité de la prise en charge : une intervention précoce des experts mandatés limite l'ampleur des dégâts et préserve les preuves techniques nécessaires à l'instruction du dossier.
Qui intervient lors du déclenchement d'un sinistre (experts, avocats, techniciens)
Lors du déclenchement d'un sinistre cyber interviennent généralement des experts techniques en sécurité informatique pour endiguer l'incident, parfois des avocats pour les aspects juridiques et réglementaires, et l'assureur mobilise souvent une cellule de crise dédiée. Une assurance cyber-risques propose fréquemment une assistance 24/7 en cas d'incident, un service déterminant dans les premières heures critiques d'une cyberattaque en cours.
Comment l'indemnisation est déterminée après une cyberattaque
L'assureur détermine le montant de l'indemnisation en fonction des préjudices réellement documentés — perte d'exploitation mesurée, frais de gestion de crise engagés, coûts de restauration — dans les limites des plafonds prévus au contrat. Si l'assureur estime que l'entreprise n'a pas respecté ses obligations de sécurité lors du sinistre, l'indemnisation peut être réduite ou refusée, ce qui souligne l'importance de maintenir en continu les prérequis de sécurité déclarés.
Documenter l'incident pour faciliter le traitement du dossier
Documenter précisément un incident cyber — chronologie des événements, systèmes affectés, actions entreprises, dépenses engagées — facilite grandement le traitement du dossier par l'assureur et accélère le versement de l'indemnisation finale.
Cas particuliers : erreur humaine, prestataire, salarié malveillant, fournisseur cloud
Une assurance cyber-risques traite généralement un sinistre causé par une erreur humaine interne de la même façon qu'une attaque externe, tant que les prérequis de sécurité étaient respectés. Un sinistre causé par un prestataire ou sous-traitant, ou par un salarié malveillant (menace interne), fait l'objet de clauses spécifiques à vérifier au contrat, de même qu'une attaque ciblant un fournisseur cloud utilisé par l'entreprise, dont la couverture dépend des garanties précisément souscrites.
Voir aussi
Cette page complète le pilier assurance & gestion des cyber-risques. Voir aussi l'infogérance et le cloud & hébergement pour les cas particuliers évoqués.
Questions fréquentes
Une assurance cyber-risques propose-t-elle une assistance 24/7 en cas d'incident ?
De nombreux contrats l'incluent, un service déterminant dans les premières heures critiques d'une cyberattaque en cours, avec une mobilisation rapide d'experts techniques.
Que se passe-t-il si l'assureur estime que l'entreprise n'a pas respecté ses obligations de sécurité ?
L'indemnisation peut être réduite ou refusée, ce qui souligne l'importance de maintenir en continu les prérequis de sécurité déclarés lors de la souscription, pas seulement à cette date.
Une assurance cyber-risques couvre-t-elle un sinistre causé par un salarié malveillant (menace interne) ?
Cela fait l'objet de clauses spécifiques à vérifier au contrat, la couverture n'étant pas systématiquement identique à celle d'une attaque externe classique.
Comment une assurance cyber-risques traite-t-elle une attaque ciblant un fournisseur cloud utilisé par l'entreprise ?
La couverture dépend des garanties précisément souscrites, ce type de sinistre indirect n'étant pas toujours couvert de la même façon qu'une attaque directe sur l'entreprise elle-même.